ITW BEN JACK'SON A TAHITI
“Michael Jackson”, est-ce un métier comme les autres ?
Ben : “Oui. C'est un boulot d'acteur. On se choisit un personnage et pendant deux heures, on l'incarne sur scène. On est le comédien d'un seul rôle. Je travaille le personnage de Michael Jackson dans la mimique, dans la danse, dans la gestuelle, depuis l'âge de 12 ans. J'ai cassé des tonnes de magnétoscopes. Je me levais à 4 heures du matin pour faire des ralentis. Pendant des heures j'ai tout analysé, au microscope. Aujourd'hui encore je découvre des choses.”
N'y a-t-il pas le risque de se perdre, soi ?
Ben : “Ça peut arriver, je l'ai vu chez des collègues. Dernièrement, un sosie australien s'est suicidé. Il est allé trop loin. Ça peut être dangereux quand on est mal entouré. Quand les amis et la famille ne mettent pas de garde-fou. J'aurais pu recourir à la chirurgie esthétique par exemple, c'est très facile. Mais j'ai une limite, celle du maquillage. Sur scène, il y a les lumières, le son et le mimétisme, ça s'arrête là. D'accord, je l'incarne sur scène, mais je veux rester maître de ma vie.”
Ne pas tomber dans le dédoublement de personnalité, cela suppose une certaine force psychologique ?
Ben : “Cela suppose surtout beaucoup d'humour.”
Ton travail a-t-il changé depuis la disparition de Michael Jackson ?
Ben : “Il a failli disparaître. Je n'étais plus très motivé. Mon plus grand rêve était de me produire devant lui. Il m'a fallu définir un nouvel objectif. Je me moquais toujours de mes confrères, imitateurs d'Elvis ou de Claude François, parce qu'ils restaient bloqués en 77, alors que Michael vivant, je savais que j'aurai toujours de nouvelles choses à proposer. Je me disais que je ne serai jamais le sosie d'un mort. Et me voilà dans la même situation... Mais je vais le faire vivre.”
Tu as rencontré ton idole ?
Ben : “C'était à Genève. Il m'a fallu trois jours pour négocier cette rencontre. Je suis entré en contact avec son garde du corps, je lui ai remis des photos, un DVD, ainsi qu'une lettre. Il m'a fait revenir tous les jours. Le troisième jour, il m'a dit : “Michael descendra dans une demiheure”. Il est sorti de l'ascenseur, sans masque, sans lunettes, absolument naturel. À ceux qui racontent qu'il s'est fait blanchir la peau : c'est faux. J'ai vu les tâches sur son visage. Il était accompagné de ses enfants. Ça a duré trois minutes. Juste le temps de se dire bonjour, de se serrer la main. Il m'a remercié de lui rendre hommage en France. Depuis, j'ai une idée précise de qui est Michael Jackson. On sent tout de suite qui il est.”
Qu'as-tu senti ?
Ben : “C'est quelqu'un d'extrêmement timide, de très gentil, presque infantile. J'ai senti beaucoup de manipulation autour de lui. Il y avait toute une bande qui tirait les ficelles, qui lui disait quoi faire et à quel moment.”
Connais-tu la marque de ses T-shirts blancs ?
Ben : “Oui, ce sont des T-shirts Hanes, et il achète ses chaussettes chez Harrod's à Londres. C'est là-bas que je me fournis également. Elles sont très chères !”
Quelle est la signification des pansements qu'il portait au bout des doigts ?
Ben : “C'est comme les chaussettes blanches, pour marquer le mouvement quand il danse. C'est aussi parce que Michael était un grand fan de Howard Hughes (aviateur et producteur de cinéma milliardaire). À la fin de sa vie, Howard Hughes avait tellement peur des microbes qu'il mettait des pansements au bout de ses doigts, pour ne pas toucher les gens...”
Quelques mots sur ton show.
Ben : “C'est un show chorégraphique avec six danseurs et une choriste. Pendant une heure et demie nous allons interpréter les plus grands titres de Michael Jackson et ses chorégraphies les plus connues. Le spectacle est une rétrospective de sa carrière musicale, qui va de “I want you back” à des titres du dernier album, Invincible. C'est un spectacle pour les fans, mais aussi pour ceux qui sont simplement amateurs de sa musique. Nous allons raconter une histoire. Essayer de reproduire ses clips, à notre échelle.”
Le public de To'ata va-t-il danser le moonwalk ?
Ben : “Oui ! Le public fait partie intégrante du spectacle. Mais en échange, j'aimerais qu'il m'apprenne à danser le 'ori tahiti.”
Quand tu n'es pas Ben Jack'son, qui es-tu ?
Ben : “Je me pose encore la question (sourire).”
mon avis : Ben, heureusement que tu a pas arreté ton travail... on a besoin de toi ici... surtout maintenant... mais bon, c'est sur sa a fait un enorme choc, Michael te sera toujours reconnaissant, puis, il te voit de là haut.... t'inquiete pas.. merci Ben pour ton courage, tes Hommages... on te soutient tous... :)
tu as pas a te la poser la question, tu es le même... rien ne change.. adorable :) !
PS : super photo. ( retouche par fotophiltre, contraste,couleur etc...)